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Pourquoi je crée lentement dans un monde rapide :

Pourquoi je crée lentement dans un monde rapide :

Le manifeste du slow art

Dans un monde en accélération constante où tout doit aller vite, j’ai fait le choix inverse. Mon art est lent, délibérément. 

Chaque œuvre naît au rythme de mes mains, entre marqueterie de papier et pigments naturels. 

 

Ce n’est pas une contrainte, c’est un choix

Le slow art n’est pas un concept à la mode pour moi. C’est le cœur de ma démarche artistique.

Quand je travaille dans mon atelier d’Opoul-Périllos, je prends le temps. Le temps de teindre mes papiers avec des pigments naturels, le temps de peindre avec mes mains pour sentir la texture sous mes doigts, le temps d’assembler fragment par fragment chaque composition.

Une œuvre me demande plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. À l’heure où l’on peut générer une image en quelques secondes avec l’intelligence artificielle, où la production industrielle inonde le marché, j’ai choisi de créer lentement.

Ce n’est pas de la nostalgie. C’est un positionnement.

Dans un monde qui court, je propose un contrepoint. Un autre rapport au temps, à la matière, à la création.

 

Mon processus : la lenteur comme sujet et méthode

Mon travail de marqueterie de papier incarne cette philosophie du temps suspendu.

Première étape : teindre les papiers

Je prépare mes papiers japonais en les teignant avec des pigments naturels. Ocres, indigos, brou de noix… Chaque pigment porte une histoire, une origine minérale ou végétale. Cette étape ne peut pas être précipitée : il faut laisser le temps à la couleur de pénétrer les fibres.

Deuxième étape : peindre avec ce que j’ai sous la main mes mains

Je peins avec des pinceaux, des rouleaux, les couteaux, mes doigts je laisse mon instinct me guider. Mes mains sont mes outils. Ce contact direct avec la matière crée une mémoire tactile dans chaque œuvre. La peinture devient geste, présence, attention.

Troisième étape : assembler

Fragment par fragment, je compose mes tableaux. Cette étape demande une précision artisanale, une patience d’orfèvre. Chaque morceau de papier trouve sa place dans un équilibre subtil.

Ce processus lent n’est pas qu’une méthode : c’est mon sujet.

Mes œuvres parlent de ce temps suspendu, de cette attention portée à la matière, de cette présence au geste créatif.

 

Des matériaux qui portent une histoire

Le choix de mes matériaux reflète aussi ce positionnement du slow art.

Les pigments naturels que j’utilise existent depuis des millénaires. Le bleu de Prusse, ma couleur signature, a une histoire fascinante. Ces pigments ne sont pas produits industriellement à la chaîne : ils sont extraits, broyés, préparés avec soin.

Les papiers japonais que je teins, sont issus de savoir-faire ancestraux, façonnées à la main par les derniers papetiers français. Ils ont une texture, une âme, une mémoire.

Ces matériaux vieillissent avec noblesse. Contrairement aux productions industrielles vouées à l’obsolescence programmée, mes œuvres sont pensées pour durer, pour accompagner une vie, pour se patiner avec le temps.

C’est un choix éthique autant qu’esthétique.

 

Un contrepoint à l’instantanéité

Pourquoi créer lentement aujourd’hui ?

Parce que nos vies manquent cruellement de moments de pause. Nos écrans défilent à toute vitesse, nos journées sont surchargées, notre attention est fragmentée.

Mes œuvres proposent un autre tempo.

Quand quelqu’un accroche l’un de mes tableaux chez lui, il ne choisit pas seulement une décoration. Il invite chez lui une présence apaisante, un objet qui porte la trace du temps, une œuvre qui invite à ralentir, à respirer, à contempler.

C’est un contrepoint à l’instantanéité.

Mes collectionneurs me disent souvent qu’ils se sentent apaisés face à mes œuvres. Qu’ils y trouvent une forme de sérénité. Je crois que c’est parce que le temps de création est inscrit dans la matière elle-même.

On ne peut pas tricher avec le slow art. 

La lenteur se voit, se sent, se ressent.

 

Mon intention pour 2026

Cette année 2025 a été riche en prises de conscience. J’ai participé à des salons (Mulhouse, et bientôt Toulouse), j’ai affiné mon positionnement, j’ai rencontré des personnes qui cherchent exactement ce que je propose : de l’authenticité, de la présence, du sens.

Pour 2026, mon intention est claire : continuer à questionner notre rapport au temps à travers ma création.

Proposer des œuvres qui invitent à reconnecter avec ce qui est essentiel : la contemplation, la sensorialité, la beauté simple des matériaux naturels.

Créer lentement, avec attention, avec soin.

Parce que dans un monde en accélération, ce choix devient un acte de résistance poétique.

Et toi, arrives-tu à créer des moments de lenteur dans ta journée ?

Si cet article t’a touché, je t’invite à découvrir mes œuvres sur alinemyart.com ou à me suivre sur Instagram @alinechevalierartiste pour suivre les coulisses de mon atelier. 💙

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